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Réseau d'information de l'Union européenne

Una Europa latina avec Marina et Sonia – Café des Cultures à Vire

L’idée de ce café des cultures était de réfléchir à ce qu’est l’Europe vue d’Espagne et vue d’Italie avec les témoignages de Marina et de Sonia. Comment les Espagnols et les Italiens envisagent l’avenir de l’Europe ? Quelle est la situation politique actuelle en Espagne et en Italie ? Est-ce que les préoccupations sont les mêmes qu’en France ou que dans les autres états membres de l’Union Européenne ? Parle-t-on de « Italuscita » ou d' »Espasalida » (transposition du mot brexit) ?

Pour Sonia, l’Espagne doit beaucoup à l’Union Européenne. Malgré l’instabilité politique interne, les espagnols ne souhaitent pas quitter l’Union Européenne. Les seuls difficultés concernent bien entendu la position de la Catalogne. Sonia vient de Grenade en Andalousie, l’une des régions de l’UE qui a le plus bénéficié des fonds de cohésions pour le développement de ses infrastructures. Pourtant, l’extrême droite est de plus en plus présente en Andalousie.

Pour l’Italie, Marina nous a expliqué que la situation était extrêmement complexe avec le gouvernement eurosceptique actuel et avec la crise des migrants. Cependant, malgré cet état de fait, elle ne voit pas l’Italie sortir de l’UE. Pour elle, l’Italie a aussi besoin de l’UE et les italiens en sont conscients.

Pour ce qui est des élections à venir, Marina et Sonia ont peur que peu de gens aillent voter le 26 mai 2019. En Espagne, des élections législatives sont prévues le 28 avril. Par conséquent, Sonia pense que ces élections nationales prendront le dessus sur les élections européennes qui n’intéressent pas vraiment les espagnols. En Italie, les eurosceptiques arriveront probablement en tête.

Marina a souligné un point important : l’incohérence de la représentation des eurosceptique en force au Parlement européen. Peu de gens se déplacent aux élections européennes. Parmi ceux qui vont voter en Italie, en France et dans une certaine mesure en Espagne, on a en majorité des eurosceptiques qui sont contre l’Europe.

Nous avons conclu ensemble qu’il restait encore beaucoup à faire pour convaincre les européens de ces trois pays de se déplacer le 26 mai 2019. Le témoignage de leur propre expérience de volontaires européens pouvait être un moyen de convaincre leurs amis, leurs proches d’aller voter !

#26mai2019
#CetteFoisJeVote